Syndicat national des pépiniéristes de plants Truffiers certifiés

Avertissement 

Compte tenu des aléas pédologiques, climatiques, agronomiques et du caractère parfois aléatoire de cette culture, une production d’autres espèces de tuber et champignons est toujours possible sous l’influence non maîtrisée du milieu et ce même à partir de plants convenablement mycorhizés. C’est pourquoi, il serait plus exact de parler de « plants à vocation truffière » ou de plants mycorhyzés par tuber melanosporum, aestivum ou uncinatum mais on utilise le terme « plants truffiers » car il est rentré dans le langage courant.

 

La Symbiose entre la truffe et l’arbre

Tous les êtres vivants ont besoin de se nourrir. Ainsi les animaux ou les humains se nourrissent d’autres animaux ou de végétaux.
Les truffes n’ont pas été gâtées par la nature. Elles ne peuvent ni cueillir, ni chassé et en plus elles vivent sous terre et ne peuvent profiter, comme les arbres, de la lumière pour fabriquer leur propre nourriture. La truffe pour se nourrir vit donc en association avec certains arbres dont elle pompe la sève.

Ainsi, la truffe contient des semences qu’on appelle spores.
Au printemps, ces spores germent et produisent un mycélium qui rentre en contact avec les radicelles d’un arbre et se développe tout autour pour former une sorte de gaine. Cette gaine est appelée mycorhize.

On pourrait donc penser que la truffe est un parasite de l’arbre. Au contraire, au printemps, la mycorhize va produire à son tour un mycélium composé de fins filaments, invisibles à l’œil nu. Le chêne truffier, dans des terrains si pauvre et caillouteux va bénéficier de cet immense réseau de mycélium pour prélever dans le sol les minéraux (potassium, azote, phosphore) et l’eau pour fabriquer de la nourriture.
Il y a donc symbiose et échange entre l’arbre et la truffe.

De ce mycélium va naître des truffes. La truffe est donc le fruit du mycélium.

Procédé de mycorhization d’un plant truffier

Auparavant, les trufficulteurs semaient directement des glands qu’ils ramassaient au pied d’un chêne producteur et espéraient récolter ainsi des truffes.
Cette méthode est évidement très aléatoire car il fallait que le sol possède, à l’état naturel, des spores de truffes amenées par des excréments d’animaux (sanglier, mulots, limaces).

Il y a une trentaine d’année, après avoir mieux compris la symbiose entre l’arbre et la truffe, les glands ne sont plus élevés dans la truffière mais dans un substrat désinfecté à la vapeur et dans une serre. On aide ainsi la nature en apportant directement un inoculum de truffes broyées au pied des racines de l’arbre. La production de ce matériel végétal nécessite des installations spéciales, destinées à réaliser les conditions de milieu particulières (température, humidité, désinfection, ...) qui assurent la réalisation de la symbiose.
De plus, les pépiniéristes de plants truffiers utilisent de plus en plus des godets "anti-chignons" qui ont pour avantage d'éviter la déformation du système racinaire, grâce à la présence de cannelures verticales.

Une fois l'association réalisée, le phénomène s'auto-entretien et les mycorhizes se propagent et résistent mieux à la concurence des contaminations du milieu où sera planté le plant mycorhizé à la T.melanosporum ou T.uncinatum.

 

 

 
Les plants truffiers